What’s new?
New logo, new Web site, new image
There have been a number of major changes at Services d’édition over the past two or three years—a move to a new location, the setting up of a virtual office in an extranet, the development of an innovative work style.
To reflect these changes, we wanted to give both our Web site and our logo a new look.
You are now on the site, so take a look for yourself. Needless to say, it is designed to be informative and explanatory. It shows just what we do best and provides our contact details, as well as explains how we work: for example, the choices we make in respect to the spelling, style and typography of the texts we translate and revise.
We wanted to make using our site an enjoyable experience. Go ahead, click away. As you’ll see, it uses our new image and logo to the full.
In regard to that logo, we aspired to something simple but evocative, very 21st century. “Our goal was to streamline the look of the previous logo, while at the same time give it a friendly feeling,” explains Ardoise art director Sylvain Lemire, who first designed the logo, and then the Web site. “We thus simplified it by shortening the company’s name to Connolly, and gave it a friendly twist with the elegant capital C, which also happens to resemble the well-known proofreading symbol for ‘delete’ or ‘remove.’ It reflects the very nature of the company: simple, efficient and user-friendly.”
It is, in fact, yet another product of the two companies’ long-term association, which has continued to be consistently stimulating for some twelve years.
So, much is new, but our striving for excellence remains the same!
Guy Connolly will teach his course again this fall
Guy Connolly will teach his course in revision again at the Université de Montréal’s Faculty of Continuing Education (FEP). The course, part of the Certificate in French Composition program, is for those who wish to perfect their French editing skills.
Editing is done on-screen (Word), and the course takes full advantage of new information technology, particularly the Internet. Proofs are corrected either on paper or by using Adobe’s Acrobat software. Texts are only available electronically, and all information, course outlines, marks, etc., are posted on-line and updated regularly. Students send their texts directly to the course instructor, complete with on-screen corrections, by uploading them to the course site. The goal of this teaching approach is not only to make all course information and documentation more accessible, 24 hours a day, 7 days a week, but also to immerse students in today’s technological reality by working with electronic documents and messaging systems. Internet access is therefore a course requirement. The course instructor, however, does not exist only in cyberspace—he spends 45 hours in class with the students.
The FEP will offer this course at its main campus during the 2010 fall session. For more information, contact Lise Malo at the Université de Montréal (514 343-6111, ext. 2940), go to link or contact the instructor directly: guy.connolly@umontreal.ca.
Démence temporaire! according to Émilie Dessureault-Paquette and Alexandra Houle
The 19th edition of the Marathon d’écriture intercollégial took place over the night of March 6–7 earlier this year, from 1:30 A.M. to 1:30 A.M. At the end of this unique writing marathon, whose honorary president was Christian Bégin, each of the participating cegep students contributed their favourite text to a 200-page anthology (Démence temporaire) to be published under the supervision of Services d’édition Guy Connolly and available by contacting Gilbert Forest, head of the event.
Christian Bégin wrote in his introductory note: “Mais voilà qu’une poignée d’irréductibles, de Gaulois modernes, allaient faire mentir la rumeur qui voulait que l’amour des mots et de la langue soit mort avec l’avènement de Wii Fit et de Loft Story… N’ayant pour seule potion magique que du café imbuvable, des noix ou du Guru, ils se préparent à affronter la nuit…”
Guy Connolly carried out the text revision and proofreading with the help of five of his students (Frédérique Garin, Joanne Leclerc, Mireille Lévesque, Mario Poitras and Marie St-Gelais). Magalie Morin was responsible for the graphic design.
As in the past seven years, it has been a pleasure for us to participate in this event and provide the gift of our services to the organizers and, especially, to the young authors.
We are very pleased to make the first and second prize-winning texts available here.
FIRST PRIZE
Émilie Dessureault-Paquette
Cégep André Laurendeau
Ouvre la porte de la remise et sors ton vélo maintenant. Je t’emmènerai. Rai. Je parle encore du futur, mais tu comprends bien qu’il appartient déjà à maintenant. Je t’emmènerai donc, à l’autre bout de l’île, à l’autre bout de Lachine. Pas la grande Chine, celle avec la muraille, mais la petite, avec ses voiliers, au bout de Montréal. Pour maintenant, la petite est suffisante. Il ne sert à rien de prendre un taxi jusqu’à l’aéroport, d’acheter des billets hors de prix et d’aller voir ce qu’il y a de plus beau à l’autre bout de la Terre. Comme cette chute, cette rivière et cette forêt gigantesque que ta mère te montrait, plus jeune, dans ses fameux livres de géographie. Forêt qui, maintenant, n’existe qu’à moitié. Contentons-nous plutôt du maintenant, de l’ici, mais sans bouder l’infini. Ne volons pas dans une machine de ferraille. Marchons plutôt les pieds sur le sol, dans la boue ou la glaise, ta main dans la mienne. Utilisons la mécanique de nos bicyclettes, par la piste qui longe le canal et les usines de l’autre siècle. Nos bicyclettes sont nos avions personnels. Elles nous permettront de voler, de se perdre dans le vent, tout en touchant la terre en même temps. Plonger dans le Saint-Louis, sur lequel nous verrons le même soleil s’éteindre, le soir venu, dans l’horizon de l’eau. La Terre est ronde. La fin ou le bout du monde, là-bas, est le même qu’ici. Il ne sert à rien d’attendre mille ans. Parlons maintenant, mais tout près. Nous sommes les pèlerins des temps imprécis.
SECOND PRIZE
Alexandra Houle
Cégep de Saint-Hyacinthe
5 h 22 a.m. Maudite petite vieille à marde! Elle ne comprend pas, cette vieille peau abandonnée de tous, que chanter l’opéra pour ses trois mille chats aux petites heures du matin, ça endort peut-être sa marmaille féline, mais que ça réveille les voisins ! Sale conne, je vais m’en rappeler ! Je me résigne à me lever de mon lit. En grognant, je me dirige vers mon système de son. Je mets dans le lecteur un disque gravé spécialement pour la vieille fripée. De mes haut-parleurs rugissent une armée de bouledogues enragés. Les chats déraillent, la vieille panique et je me recouche, satisfait de l’acte héroïque que je viens de commettre. Les aboiements des bouledogues ont un effet calmant sur ma personne, et je me rendors immédiatement.
7 h 37 a.m. Miaulements extérieurs, bruits de griffes sur la porte, son de la moustiquaire en train de rendre l’âme, je hais ces salopards de chats. Je me lève, maudissant Dieu d’avoir créé ces animaux abjects et les vieilles qui les adorent, et j’ouvre la porte d’entrée. Odeur d’urine, boules de poil régurgitées sur le tapis « Bienvenue », porte lacérée et ruines de moustiquaire, ma haine envers ces créatures démoniaques n’a plus de limite. En moins de cinq minutes, mon pied les expédie en bas du balcon, en plein milieu de la rue. On va voir si les chats retombent sur leurs pattes. Trois d’entre eux sont retournés voir le Créateur, et les autres sont plutôt amochés. Grâce à moi, la voisine va économiser sur la nourriture pour chats. La journée est à peine commencée que cette pétasse de voisine de merde me fait perdre mon temps et ruine ma journée. Sale conne, je vais m’en rappeler.
8 h 13 a.m. Toc, toc, toc ! Ça frappe à la porte. Je regarde par la fenêtre. C’est elle. J’imagine qu’elle a dû prendre les présences de ses précieux bébés et voir qu’il en manquait trois et que les autres ne sont pas beaux à voir. J’en ai plein le cul de perdre mon temps à cause de la passion pour les indésirables félins de ma très chère voisine d’amour. C’est aujourd’hui que ça se passe. Toc, toc, toc ! TA GUEULE ! J’arrive ! C’est décidé, ça se passe aujourd’hui, pas demain là, aujourd’hui ! Toc, toc, toc ! C’est assez ! J’ouvre la porte. Elle me gueule après : « T’as tué mes chats, salaud, mes pauvres minous, bla-bla-bla… » Je la regarde et lui dis que de toute façon on finit tous par crever. Elle continue à gesticuler et à crier. J’en ai vraiment plein le cul. Je la pousse, elle tombe en bas du balcon. Une culbute de deux étages, ça devrait suffire pour avoir la paix. Je ferme la porte.
8 h 25 a.m. Je m’assois dans mon fauteuil. Je souris à l’idée que je vais pouvoir profiter de ma journée et savourer le moment présent. Jouissance. Jappements aigus, un « Va chercher le nono », bruits de griffes sur le plancher, je hais le chihuahua de la petite voisine du dessus. Sale conne, je vais m’en rappeler…