Quoi de neuf ?
Les Services d’édition sont fiers d’être partenaires du concours Mérites rédactionnels SQRP
Les Mérites rédactionnels SQRP rendent hommage aux rédactrices et rédacteurs qui se distinguent par la qualité des textes liés à leur travail. Dans le cadre de cette deuxième édition, trois catégories sont primées : bulletin ou infolettre, allocution ou discours et site Web.
Les candidatures sont reçues jusqu’au 13 juillet. Plus de détails : Mérites.
C’est la Société québécoise de la rédaction professionnelle (SQRP) qui, au Québec, valorise la communication écrite de qualité par l’attestation de la compétence des rédacteurs et des rédactrices qui en font leur métier. Plus de détails : SQRP.
Formation en entreprise : révision de textes et correction d’épreuves
Édition, communications, publicité
Les membres de votre personnel doivent composer avec des échanges de fichiers entre rédacteurs, réviseurs et chefs de production. Ils doivent travailler ensemble et viser le produit parfait.
Les Services d’édition proposent des stratégies de travail pour réviser les textes avec la fonction Suivi des modifications déjà incluse dans votre logiciel Word de Microsoft.
Une fois la mise en pages réalisée, nous vous proposons d’autres stratégies pour corriger les épreuves sur les fichiers PDF à l’aide des outils du logiciel Acrobat d’Adobe (version 8).
Deux blocs de formation indépendants l’un de l’autre : un premier en révision de textes et un deuxième en correction d’épreuves. Les rencontres se déroulent dans les bureaux mêmes des entreprises dans un environnement informatisé.
Chaque bloc comprend deux séances de trois heures : présentation de la méthode de travail, liste des points à surveiller, démonstration, exercices à faire puis correction et discussion au cours de la deuxième séance.
Préparés sous forme modulaire, les ateliers peuvent facilement s’adapter aux besoins et aux contenus habituellement traités par les divers organismes et entreprises.
Pour plus de renseignements, n’hésitez à communiquer avec Guy Connolly à info@servicesdedition.com.
Guy Connolly donnera de nouveau ses cours l’automne prochain
Au trimestre d’automne 2012, Guy Connolly assurera une autre session de cours à la Faculté de l’éducation permanente (FEP) de l’Université de Montréal. Il s’agit d’un cours donné dans le cadre du Certificat de rédaction française qui s’adresse aux personnes qui désirent se perfectionner dans le travail d’édition en français. Le cours sera offert au campus principal.
La révision des textes se fait à l’écran (dans Word), et la pédagogie du cours fait largement appel aux nouvelles technologies de l’information, tout particulièrement Internet. La correction des épreuves se fait principalement dans le logiciel Acrobat. C’est ainsi que le recueil de textes n’est plus offert que dans un site géré par l’Université (StudiUM) et que l’ensemble des renseignements, plans des rencontres, résultats des évaluations, etc. sont mis en ligne et mis à jour régulièrement. De plus, les étudiants doivent faire parvenir leurs fichiers, corrigés à l’écran, au professeur en les téléversant dans le site. Ces derniers sont évalués puis retournés dans le site, où l’étudiant peut les récupérer. Le but de cette approche pédagogique est de rendre plus facilement accessibles, 24 heures par jour, tous les renseignements et documents relatifs au cours, mais surtout de plonger les étudiants dans la réalité actuelle, entre autres le travail à distance. Un accès à Internet est donc nécessaire. Le professeur n’est pas seulement virtuel : il est en classe avec les étudiants pendant 45 heures.
La FEP offrira ce cours au trimestre d’automne 2012 au campus principal. Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec Mme Lise Malo à l’Université de Montréal au 514 343-6111, poste 2940, sautez à la page ou communiquez directement avec le professeur : guy.connolly@umontreal.ca.
Nouveau logo, nouveau site, nouvelle image
Depuis deux ou trois ans aux Services d’édition, profonde mutation. Un déménagement, un bureau virtuel installé dans un extranet, une façon de travailler originale.
Nous avons voulu marquer ce pas en créant un nouveau site Internet et en nous identifiant par un nouveau logo.
Ce site, vous y êtes, vous le voyez. Nous l’avons voulu informatif, il va sans dire, mais aussi explicatif. Il informe sur ce que nous faisons de mieux, sur les façons de nous joindre, mais il explique aussi comment nous travaillons, quels sont les choix orthographiques, stylistiques et typographiques que nous mettons de l’avant dans les textes que nous traduisons et révisons.
Nous l’avons voulu d’un commerce agréable. Allez-y, cliquez un peu partout. Il affiche clairement nos nouvelles couleurs et utilise à fond notre nouveau logo.
Nous avons voulu ce logo à la fois simple et évocatif, très XXIe siècle. « Notre objectif était de simplifier le logo-signature précédent tout en créant quelque chose de sympathique », explique Sylvain Lemire, directeur artistique chez Ardoise, qui a conçu cette signature puis le site. « Simplifier en raccourcissant le nom de l’entreprise à Connolly et rendre sympathique avec ce grand C élégant, qui est aussi un symbole très connu (“effacer” ou “enlever”) dans le domaine de la correction des textes. C’est tout à l’image de cette entreprise : simple, efficace et conviviale. »
C’est en fait le fruit d’une longue collaboration entre les deux entreprises, qui se poursuit et se relance sans cesse depuis une douzaine d’années.
Beaucoup de nouveautés, mais nous essayons de toujours rester les mêmes.
Meagan Champagne-Moroney et Émy Lemaire entament des voyages sans fin
Le 22e Marathon d’écriture intercollégial s’est déroulé à Montréal toute la nuit du 2 au 3 mars dernier, de 13 h 30 à 13 h 30. À la fin de ce marathon d’écriture unique, dont le président d’honneur était M. Yves Beauchemin, chacun des étudiants a remis un texte, son favori, afin de composer un recueil de plus de 175 pages (Des lunettes indécentes survolent une lettre emplumée) édité sous la supervision des Services d’édition Guy Connolly et disponible auprès de M. Gilbert Forest, responsable de l’événement.
M. Beauchemin confie dans son mot d’introduction du recueil à propos de ces filles et garçons penchés sur leurs feuilles : « À cet âge, bien qu’on sache depuis longtemps que tous les voyages ont une fin — sauf le dernier —, on a quand même le sentiment qu’un voyage sans fin, c’est possible, car la vitalité qui bouillonne en nous, une vitalité en apparence inépuisable, nous donne l’impression que le temps nous a oubliés, ou alors que la vie nous en a donné une quantité fabuleuse. »
Guy Connolly a assuré la révision des textes et la correction des épreuves, aidé de six de ses étudiants : Luisa Capogreco, Julie Desnoyers, Laurent Frotey, Amélie Gosselin, Nolwenn Gouezel et Lynne Raymond. Magalie Morin est responsable de la mise en pages, inspirante.
Comme chaque année depuis dix ans, c’est un plaisir sans cesse renouvelé de participer à cet événement et d’offrir en cadeau notre travail aux organisateurs et, surtout, aux jeunes auteurs.
C’est pour nous un grand honneur de reproduire ici les textes des deux lauréats.
PREMIER PRIX
00 h 00
Meagan Champagne-Moroney
Cégep André-Laurendeau
23 h 04. Un lit dur, des draps qui sentent l’antiseptique. Bientôt je ne serai qu’un amas de viande périmée. On me cachera dans une belle boîte, trop chère, pour ensuite me jeter aux poubelles : je suis brisée. Sors le sac de vidanges dehors, ou ça va puer.
23 h 12. Un avion traverse le ciel : il s’enfuit. Un papillon se pose sur le rebord de la fenêtre. Ça sent la mort, il quitte sans me dire au revoir.
23 h 26. Mes yeux me jouent des tours. Mes connexions cérébrales deviennent la toile désorganisée d’une araignée ivrogne. Le papillon est revenu me chuchoter dans l’oreille qu’il voudrait bien m’épouser. Je le veux.
23 h 33. Mon vieux corps ne répond plus à la salle de commande. Soldats, retirez-vous, nous avons perdu la guerre. Mes cellules s’évanouissent, la vie les exaspère. Appelez votre femme, vos enfants, vos parents. Vous ne reviendrez pas à la maison. Dites-leur que vous les aimez.
23 h 47. Je flotte dans le néant. Mes sens sont partis en claquant la porte. Il n’y a que mon esprit qui, de plus en plus vif, cherche à se déprendre de la toile d’araignée.
23 h 59. Mon papillon est mort avant moi. Il m’a embrassée avant de me quitter.
00 h 00. Je suis la dépouille d’une chenille. J’ai rampé pendant 87 années vers le cocon idéal où j’ai attendu ma transformation. Le poids de ma carcasse se détache, mes ailes de papillon se déploient. Mon âme est libre. Mes ailes me guident vers une fenêtre. Ça sent la mort : peu importe. J’irai t’embrasser avant minuit.
DEUXIÈME PRIX
Voyage en amoureux dans le corps humain
Émy Lemaire
Collège Montmorency
Au tout début, je n’étais qu’un mélange de saveurs et de colorant au fond d’un grand bac glacé. Tout le monde m’appelait Double Chocolat. J’aurais entendu dire par mon amie Cerise qu’une personne au bec sucré viendrait, un jour, me rendre visite. Il est vrai que j’étais bien dans mon quartier haut en couleur, mais je ressentais, tout de même, le besoin de voir le monde.
Un bon matin, une grande cuillère argent est venue me tirer de mon sommeil en m’arrachant au reste de mon tout. Je souffrais énormément et j’avais cette peur de la solitude qui rongeait mon cœur glacé. Je fus pris de vertige lorsqu’on me fit voler dans les airs. Mais c’est alors que je la vis. Ses amis l’appelaient Cornet. Je ne sais pas si c’était la chaleur de dehors ou l’amour qui m’envahissait, mais j’avais envie de me fondre en elle. Ce fut donc le coup de foudre, et nous nous marièrent aussitôt. Pour notre voyage de noces, nous décidâmes d’aller visiter la grande grotte noire dont tout le monde nous avait parlé. Je fus accueilli chaleureusement par un grand serpent rose qui ne pouvait plus s’arrêter de me faire des massages. Ma femme, jalouse, se heurta à plusieurs roches blanches en voulant venir me rejoindre. Elle fut gravement blessée. C’est à ce moment que notre relation s’est mise à débouler. Nous avons été avalés par un trou noir. Chaque couloir que nous franchissions ensemble nous séparait un peu plus l’un de l’autre. Notre relation se transforma mais, heureusement, la nature nous réunit à nouveau. Même si plusieurs déchets s’étaient joints à nous, notre couple vit la lumière au bout du tunnel. Nous fûmes projetés dans l’eau et ce fut le commencement d’un nouveau voyage.