Quoi de neuf ?
Formation en entreprise : révision de textes et correction d’épreuves
Édition, communications, publicité
Les membres de votre personnel doivent composer avec des échanges de fichiers entre rédacteurs, réviseurs et chefs de production. Ils doivent travailler ensemble et viser le produit parfait.
Les Services d’édition proposent des stratégies de travail pour réviser les textes avec la fonction Suivi des modifications déjà incluse dans votre logiciel Word de Microsoft.
Une fois la mise en pages réalisée, nous vous proposons d’autres stratégies pour corriger les épreuves sur les fichiers PDF à l’aide des outils du logiciel Acrobat d’Adobe (version 8).
Deux blocs de formation indépendants l’un de l’autre : un premier en révision de textes et un deuxième en correction d’épreuves. Les rencontres se déroulent dans les bureaux mêmes des entreprises dans un environnement informatisé.
Chaque bloc comprend deux séances de trois heures : présentation de la méthode de travail, liste des points à surveiller, démonstration, exercices à faire puis correction et discussion au cours de la deuxième séance.
Préparés sous forme modulaire, les ateliers peuvent facilement s’adapter aux besoins et aux contenus habituellement traités par les divers organismes et entreprises.
Pour plus de renseignements, n’hésitez à communiquer avec Guy Connolly à info@servicesdedition.com.
Guy Connolly donnera de nouveau ses cours cet automne
Au trimestre d’automne 2010, Guy Connolly assurera une autre session de cours à la Faculté de l’éducation permanente (FEP) de l’Université de Montréal. Il s’agit d’un cours donné dans le cadre du Certificat de rédaction française qui s’adresse aux personnes qui désirent se perfectionner dans le travail d’édition en français.
La révision des textes se fait à l’écran (dans Word), et la pédagogie du cours fait largement appel aux nouvelles technologies de l’information, tout particulièrement Internet. La correction des épreuves se fait principalement dans le logiciel Acrobat. C’est ainsi que le recueil de textes n’est plus offert que dans un site géré par l’Université (WebCT) et que l’ensemble des renseignements, plans des rencontres, résultats des évaluations, etc. sont mis en ligne et mis à jour régulièrement. De plus, les étudiants doivent faire parvenir leurs fichiers, corrigés à l’écran, au professeur en les téléversant dans le site. Ces derniers sont évalués puis retournés dans le site, où l’étudiant peut les récupérer. Le but de cette approche pédagogique est de rendre plus facilement accessibles, 24 heures par jour, tous les renseignements et documents relatifs au cours, mais surtout de plonger les étudiants dans la réalité actuelle, entre autres le travail à distance. Un accès à Internet est donc nécessaire. Le professeur n’est pas seulement virtuel : il est en classe avec les étudiants pendant 45 heures.
La FEP offrira ce cours au trimestre d’automne 2010 au campus principal. Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec Mme Lise Malo à l’Université de Montréal au 514 343-6111, poste 2940, sautez à la page ou communiquez directement avec le professeur : guy.connolly@umontreal.ca.
Nouveau logo, nouveau site, nouvelle image
Depuis deux ou trois ans aux Services d’édition, profonde mutation. Un déménagement, un bureau virtuel installé dans un extranet, une façon de travailler originale.
Nous avons voulu marquer ce pas en créant un nouveau site Internet et en nous identifiant par un nouveau logo.
Ce site, vous y êtes, vous le voyez. Nous l’avons voulu informatif, il va sans dire, mais aussi explicatif. Il informe sur ce que nous faisons de mieux, sur les façons de nous joindre, mais il explique aussi comment nous travaillons, quels sont les choix orthographiques, stylistiques et typographiques que nous mettons de l’avant dans les textes que nous traduisons et révisons.
Nous l’avons voulu d’un commerce agréable. Allez-y, cliquez un peu partout. Il affiche clairement nos nouvelles couleurs et utilise à fond notre nouveau logo.
Nous avons voulu ce logo à la fois simple et évocatif, très XXIe siècle. « Notre objectif était de simplifier le logo-signature précédent tout en créant quelque chose de sympathique », explique Sylvain Lemire, directeur artistique chez Ardoise, qui a conçu cette signature puis le site. « Simplifier en raccourcissant le nom de l’entreprise à Connolly et rendre sympathique avec ce grand C élégant, qui est aussi un symbole très connu (“effacer” ou “enlever”) dans le domaine de la correction des textes. C’est tout à l’image de cette entreprise : simple, efficace et conviviale. »
C’est en fait le fruit d’une longue collaboration entre les deux entreprises, qui se poursuit et se relance sans cesse depuis une douzaine d’années.
Beaucoup de nouveautés, mais nous essayons de toujours rester les mêmes.
Les idées tombent du ciel ! selon Christelle Briand et Katiane Bérubé Mimeault
Le 20e Marathon d’écriture intercollégial s’est déroulé à Montréal toute la nuit du 5 au 6 mars dernier, de 13 h 30 à 13 h 30. À la fin de ce marathon d’écriture unique, dont la présidenet d’honneur était Mme Janette Bertrand, chacun des étudiants a remis un texte, son favori, afin de composer un recueil d’environ 200 pages (Les idées tombent du ciel) édité sous la supervision des Services d’édition Guy Connolly et disponible auprès de M. Gilbert Forest, responsable de l’événement.
Mme Bertrand confie dans son mot d’introduction du recueil : « J’ai lu avec délice des dizaines de textes remplis de romantisme, d’espoir, d’amour de la vie. J’ai été emballée par l’imaginaire riche de ces jeunes nourris de livres, de cinéma et de télévision. »
Guy Connolly a assuré la révision des textes et la correction des épreuves, aidé de cinq de ses étudiantes : Maryse Berger, Anne Charpentier, Fabiola Fouron, Suzanne Claire Kemenang et Marie-France Langlois. Magalie Morin est responsable de la mise en pages.
Comme chaque année depuis huit ans, c’est un grand plaisir pour nous de participer à cet événement et d’offrir en cadeau notre travail aux organisateurs et, surtout, aux jeunes auteurs.
C’était la grande fête cette année : on célébrait la 20e édition du Marathon.
C’est pour nous un grand honneur de reproduire ici les textes des deux lauréates.
PREMIER PRIX
Christelle Briand
Collège Montmorency
Vingt-cinq kilos, telle est la règle, et toute excentricité de poids allégera la bourse du voyageur au profit des compagnies aériennes. C’est maigre, vingt-cinq kilos, surtout pour transporter en terre étrangère le bagage de vingt ans d’existence : cela inclut le nécessaire, exclut le frivole et impose un choix qui déchire allègrement nos âmes pour peu que celles-ci soient vulnérables quant aux objets utiles ou totémiques ou allégoriquement significatifs. Le Comte de Monte-Cristo, dans la Bibliothèque de la Pléiade, ou La Sainte Bible en processus de décomposition de notre défunte grand-maman chérie ?
J’ai contemplé les nuits futures où seul le mal du pays me tiendrait compagnie. Quel ouvrage me réconforterait le plus ? Au final, j’ai pris les deux et j’ai légué ma trousse de premiers soins à ma mère.
Parmi les choses pesant plus de vingt-cinq kilos et ne pouvant donc pas être emportées, il y a le fauteuil rose où j’ai embrassé mon premier copain, mon groupe d’amis, mes parents, même mon labrador Miguel. À tous, j’ai dit de ne pas venir me voir à l’aéroport pour éviter les adieux larmoyants qui pourraient me faire regretter cette Grande Quête d’Identité. Mensonge de ma part. Être seule, coincée entre familles et couples, avec leurs larmes et leurs ballons, ça me terrifie. Je voulais juste vérifier s’ils m’aimaient assez pour ne pas respecter mes volontés. Ils me respectent. J’essaie de sourire, un sourire plein d’espoir, de jeunesse, d’aventure, de confiance en la vie, rien à faire, ma tentative est sabotée par des spasmes incontrôlables et gênants.
Rien à déclarer, sinon que mon cœur pèse les vingt-cinq kilos à lui seul.
DEUXIÈME PRIX
Katiane Bérubé Mimeault
Cégep Champlain St. Lawrence
C’est maintenant ou jamais, me disais-je, ciseaux à la main. Si je ne le fais pas, je ne retrouverai pas le courage de le faire, et je vais le regretter toute ma vie. Alors, prenant une inspiration résignée, j’empoignai mes cheveux et les coupai. Courts, masculins, si courts que tu ne me reconnaîtras pas de dos. Puis je les regardai, dans ma main, morts, ces cheveux que tu adulais tant, que tu n’aurais jamais laissé couper, et me mis à pleurer, doucement, enfin. Comme tu m’aimais. Comme tu me trouvais belle, désirable, irrésistiblement féminine avec ces longs cheveux ondulants et brillants qui étaient les miens. Tu adorais tant glisser tes doigts dedans, pour ensuite les glisser sur ma peau, et ah, si j’osais t’en empêcher ! Personne ne comprenait mes longs vêtements, mes éternelles écharpes. Pour cacher les bleus, les brûlures, les traces de tes doigts sur ma gorge. Tu m’aimais tant que tu ne pouvais m’imaginer avec quelqu’un d’autre, et m’aurais préférée morte, mais avec toi. Toutes ces nuits passées à prier un dieu inexistant et sourd, et à chercher où tu cachais les couteaux et les ciseaux pour ne pas que je coupe cette crinière sacrée qu’était ma damnée chevelure. Maman ne voyait rien, n’entendait rien. Elle préférait tes mensonges à mes appels à l’aide. Aujourd’hui, tu n’es plus là, maman non plus, plus personne, juste moi, et ces fils blonds maudits, qui s’envolent de ma paume ouverte, au vent, au loin, avec toi et pour toujours.